dimanche 10 août 2008

Réflexions sur l'évolution de la société après le peak oil ...


La préface du document Le Crépuscule du monde moderne, les 4 étapes du déclin post- pétrolier en dit long sur son contenu:

"Le texte que vous avez entre les mains est explosif. Je déconseille aux personnes fragiles ou sujettes à la dépression, de poursuivre sa lecture. Sans une bonne compréhension de ce qui existe au-delà de la simple matérialité des choses, la lecture de ce texte provoque soit l’incrédulité – le phénomène d’occlusion bien connu des psychologues – soit un sentiment de profonde impuissance et la prise de conscience de l’inutilité de toutes les activités humaines de ces derniers siècles. Ensuite, le sentiment de vacuité s’étend à tous les objectifs illusoires et matérialistes qui ont fait office, pour le plus grand nombre, de raison de vivre. L’humanité se trouve devant le plus grand défi de son histoire. Malgré quelques frémissements des consciences, rien n’indique que nous serons capables de prendre les mesures radicales qui nous permettraient de négocier le virage en épingle qui se présente devant nous. La lecture des ouvrages de Jared Diamond nous montre que l’histoire des hommes est remplie de civilisations qui se sont effondrées, souvent brutalement. Nous serions en droit de penser qu’aujourd’hui, avec tous les instruments de prévision dont nous disposons – données d’étude, modèles sophistiqués, calculateurs surpuissants, infrastructures de télécommunication – l’humanité est bien équipée pour prendre les décisions requises par les difficultés qui s’annoncent. Malheureusement, il semble que non. Bêtise, égoïsme, cécité, ou tout simplement le fait que les hommes, sans le réaliser, sont devenus les esclaves d’un système qu’ils sont désormais incapables de maîtriser. A chacun de se forger sa propre opinion !".

Comme préalable à la lecture de ce texte captivant, je vous suggère une vidéo édifiante de 50 minutes qui résume la problématique du peak oil et établit des liens troublants avec les attentats du 11 septembre ...

A ceux qui luttent pour progresser ...

Le Maître de sagesse Omraam Mikhaël Aïvanhov nous donne un outil d'une exceptionnelle efficacité:

Savoir reconnaître les signes avertisseurs

Supposez que vous ayez une faiblesse à laquelle vous ne savez pas résister: vous aimez trop l'alcool, ou les femmes, vous êtes poussés à calomnier les autres, à gaspiller votre argent dans des achats inutiles, à vous amuser alors que vous devriez travailler, ou n'importe quoi d'autre. Tâchez de trouver en vous les signes qui annoncent la venue de la tentation. Ces signes sont toujours les mêmes et doivent être considérés comme des avertissements. C'est pourquoi vous devez rechercher dans votre passé les occasions où cette faiblesse s'est manifestée, et les signes qui l'on précédée. Vous trouverez que l'avertissement peut être une crispation dans le plexus solaire, ou un malaise, ou une pensée, ou une image qui se présente à vous.

Chacun est averti par des signes, mais ces signes sont différents suivant les personnes; il faut donc les chercher. Quand vous aurez découvert ces signes avertisseurs, vous pourrez devenir maître de la situation car, dès leur apparition, vous saurez que vous devez vous montrer attentif, vigilant. Mais pour cela, il faut être libre et non esclave d'activités qui vous étourdissent et vous empêchent de jeter un regard sur vous même.

Tiré du chapitre "Les faiblesses et les vices" du volume 13 des Oeuvres complètes du Maître Omraam Mickhaël Aïvanhov intitulé "La nouvelle Terre, Méthodes, exercices, formules, prières", aux Editions Prosveta.

mercredi 9 juillet 2008

Fraternité et égalité

Voici quelques lignes tirées du livre "La Musique, au coeur de l'émerveillement" de la pianiste et écrivain Elisabeth Sombart (Madame Sombart partage gracieusement son talent de virtuose lors de récitals dans des homes pour personnes âgées, des hôpitaux ou des prisons. Voir message précédent ...).

"Nos dons, nos talents, nos qualités et nos charismes sont au service des autres, sans idée de supériorité ni d'infériorité. La fraternité annule ici l'idée d'égalité puisque dans la fraternité celui qui peut le plus - tant sur le plan temporel que spirituel - aide celui qui peut le moins (...) La fraternité, élan du coeur, remplace l'égalité, décret de la raison, "mise au pas de l'amour". La contrainte est la mort de l'amour. "On a accroché l'égalité à la fraternité comme on attelle une mauvaise carriole à un bon cheval" (A. Gouvernec)."

lundi 7 juillet 2008

Assez, assez, ASSEZ DE GASPILLAGE INUTILE !

Notre économie apparaît de plus en plus clairement dénuée d'avenir. Non seulement nous détruisons nos ressources à un rythme effréné, mais notre boulimie de consommation répand le chaos dans les équilibres écologiques de la planète. Dans ce contexte, certaines entreprises se donnent depuis de nombreuses années un profil respectueux, éthique, qui les rend sympathiques au consommateur responsable. MIGROS, plus grand distributeur de Suisse, est à ce titre exemplaire. Mais pourquoi, pourquoi ces changements constants d'emballage - de packaging, comme disent les hommes de marketing - alors que le produit lui-même reste rigoureusement identique ? Que d'énergie humaine, de réunions, de présentations diapos, d'études d'acceptation, de déplacements, d'heures de travail sur ordinateur, de réglages de machines ..., dépensés pour un objectif dont la futilité, l'inutilité, la vanité et la vacuité nous sidèrent. "Il faut lutter contre les concurrents !". Certes. Nous sommes tous esclaves - le mot est choisi à bon escient - esclaves de ce système morbide et destructeur, ce système à cause duquel nos enfants et nos petits-enfants nous maudiront, incrédules et dégoûtés ...

Avons-nous bien conscience du monde dans lequel nous vivons, un monde où des milliers d'êtres humains "mouillent leur chemise" pour faire évoluer l'apparence d'un tube de dentifrice ? Ne serait-il pas temps, alors que s'annoncent les bouleversements climatiques et les pénuries énergétiques, de commencer à s'interroger sur l'utilité réelle de nos activités économiques, de leur appliquer à toutes une analyse de la valeur (value analysis) telle qu'on l'enseigne dans les écoles de management ? Mieux encore: si nous commencions à nous préoccuper de faire évoluer l'être humain lui-même et non les gadgets qu'il utilise, de l'éduquer, de lui faire comprendre l'utilité du développement intérieur, du sens moral, de la justice, de la vérité, de la fraternité, de ce qui apporte le bonheur véritable, le bonheur durable, alors que nous nous acharnons à transformer notre planète en univers de désolation ?

Ci-dessous, 2 court-métrages qui vous expliquent ...


Version avec sous-titres français

dimanche 29 juin 2008

Albert Jacquard, réflexions sur l'avenir de notre planète ...



Dans la vidéo ci-dessous, Albert Jacquard est interviewé par Pierre Maisonneuve, de Radio Canada. Pierre Maisonneuve, par ses questions, exprime le point de vue de l'homo oeconomicus libéral, avec des positions volontairement cyniques et politiquement très incorrectes. Albert Jacquard y répond de manière pragmatique et dépassionnée, en des mots simples et vrais. Son analyse est lucide et dépeint de manière claire la situation de notre terre telle qu'elle se révèle dans l'actualité quotidienne. Monsieur Jacquard propose des solutions. Eduquer représente une production de richesse qui n'épuise pas les ressources de la planète. L'éducation est la seule manière efficace de stabiliser l'explosion démographique des pays sous-développés.

J'ajouterais que le monde dit développé manque cruellement lui-aussi d'éducation. En s'éduquant aux vraies valeurs, en prenant conscience de se que signifie le sens de la vie, en acquérant le goût pour les activités qui font plus qu'apporter simplement du plaisir - les arts par exemple -, nous réduisons notre consommation, nous cessons de nous intéresser exclusivement à des objectifs quantitatifs, nous devenons capables de partager ...

Autre thème: notre terre ne peut pas supporter plus d'un milliard de personnes consommant selon les standards du monde développé. Or, nous sommes désormais six milliards. Dans vingt-cinq ans, nous serons huit milliards (et neuf à dix à la fin du siècle). Cela signifie-t-il que nous devons nous résoudre, nous pays développés, à prendre les mesures sécuritaires adéquates pour "forcer" les cinq autres milliards à se contenter d'une vie au-dessous du seuil de pauvreté ? A cette question provocante, Monsieur Jacquard répond que ce n'est pas possible, sans toutefois avoir l'occasion de développer sa position. Tentons un début de réponse: la globalisation ne concerne pas que l'économie. L'équilibre écologique de la planète se conçoit lui aussi de manière globale. Peut-on réellement imaginer que le milliard d'"élus" dont nous faisons partie puisse subsister alors que les cinq milliards de "parias" auront rasé toutes les forêts et vidés tous les océans pour se nourrir ? ...

Cliquez pour visionner l'interview (durée: 40' 58'').

samedi 7 juin 2008

Une parcelle de paradis …

Il est des lieux et des occasions où l’on reçoit un avant-goût de ce que pourrait être un monde pacifié, une terre peuplée de personnes de bonne volonté, une société d’équilibre et d’harmonie. Le pianiste débutant que je suis a vécu un tel moment magique en se rendant à la soirée Emerveillement Musical à la Fondation Résonnance sise au 9, Avenue du Plan à Morges (Suisse), dans un charmant pavillon à l’écart dans le jardin d’une maison de maître.

La première chose qui frappe le visiteur néophyte, c’est la qualité de l’accueil. Sourires, présentations, poignées de main. D’emblée, ce sentiment merveilleux de se trouver en bonne compagnie, en présence de personnes non seulement amoureuses de la musique, mais avenantes, détendues, chaleureuses, humaines. En passant devant le secrétariat aux parois vitrées, les yeux sont attirés par une dame, belle, lumineuse, en tenue de gala, l’instigatrice de ce lieu, la pianiste Elisabeth Sombart, laquelle viendra plus tard gentiment saluer les nouveaux …
Ensuite, on pénètre dans la salle de réunion où sont disposées plusieurs rangées de chaises, un sofa, des fauteuils. Ambiance intimiste, de bon goût. Un écran de cinéma, 2 enceintes haute-fidélité classieuses, un équipement de projection … Et le phantasme du pianiste : non pas un mais des pianos … A l’avant plan, un immense piano à queue de concert, paquebot noir interminable de majesté, accompagné d’un piano à queue à peine moins imposant. Et à l’arrière de l’écran, 2 autres pianos demi-queue ... Le tout dégage une atmosphère de temple, calme, sérénité, élévation, alors que l’esprit se prépare à vivre des moments de communication intenses avec la musique.

Après une première partie introductive et érudite sur le thème du jour, le compositeur Ludwig van Beethowen, par le musicologue et professeur de piano Jean-Marc Aymon, nous avons la joie d’écouter le 3ème mouvement de la sonate la Tempête du même compositeur joué par Elisabeth Sombart. J’éprouve le besoin de me pincer pour vérifier si je ne rêve pas : avoir le privilège d’écouter une artiste de renom international interpréter une œuvre sur un piano se trouvant presque à portée de main … C’est un peu le sentiment d’être convié à la table des dieux qui m'habite …

La Fondation Résonnance a été créée par Elisabeth Sombart dans le but de permettre à des personnes de recevoir gratuitement des cours de piano de qualité sans distinction d’âge ou de niveau. L’autre activité principale de la Fondation réside dans l’organisation bénévole de récitals de piano dans des EMS, des hôpitaux ou des prisons. La Fondation constitue au départ un acte de générosité et d’humanisme. Sur ce terreau favorable se développe une structure à laquelle viennent se greffer de nombreuses bonnes volontés, des personnes qui contribuent de leur temps, de leur présence, de leurs compétences et de leurs dons. La finalité est la beauté, l’harmonie, le partage : la musique classique élève ceux qui l’écoutent et enrichit les personnes qui font l’effort d’apprendre à la jouer. La promouvoir est une manière d’apporter de précieux rayons de lumière dans un monde qui trop souvent donne la parole à la grossièreté, aux instincts et à la facilité.

La soirée terminée, nous quittons cet endroit avec un sentiment de profonde gratitude. Oui, le don existe, oui, la qualité, le raffinement, l’élévation ne sont pas seulement réservés à quelques privilégiés. Un grand Maître n’a-t-il pas dit il y a 2000 ans : « demandez, et vous recevrez, frappez, et l’on vous ouvrira !» ?


3è mouvement de la sonate la Tempête de Beethowen, Wilhelm Kempff

jeudi 8 mai 2008

L'argent est un bon serviteur...


Comme le fondent deux phéno- mènes désormais avérés, 1) l'épuise- ment des ressources en énergie fossile et 2) le réchauffement climatique, la croissance quantitative conduit notre civilisation à sa mort. Un moyen d'agir sur le plan individuel consiste à réduire sa signature écologique en consommant de manière plus responsable et avec discernement. Cela se traduit globalement par une réduction de ses dépenses et, si l'on ne diminue pas son temps de travail, par une augmentation de son épargne.

Se pose alors la question de l'utilisation de cette épargne. Déposer ces sommes dans une banque ou les investir de manière indifférenciée sur les marchés financiers n'aboutit pas à une réduction de son impact personnel sur l'environnement puisque cet argent permet à d'autres acteurs économiques de consommer "à notre place": qui en finançant une usine ou un super-tanker, qui en construisant une villa ou en achetant une voiture à crédit. Alors, ne reste-t-il à l'idéaliste que la solution de détruire physiquement les signes monétaires non dépensés ?

Il existe un moyen plus intelligent d'utiliser son épargne. Un moyen bénéfique pour l'environnement. Qui plus est, un moyen qui fera, d'ici une vingtaine d'années, la fortune de celui qui aura eu la sagacité de l'utiliser. Ce moyen est simple et à la portée de chacun: il s'agit d'investir dans les énergies renouvelables. Demandez conseil à votre banquier, faites des recherche sur Internet. Il existe des fonds de placement qui ciblent le secteur des énergies renouvelables. D'autres sont spécialisés dans ce que l'on nomme les clean tech. Ces deux secteurs économiques vont sur-performer ces prochaines années, à mesure que l'on découvrira la nécessité - et la rentabilité - du développement durable et de la révolution énergétique. Une preuve par l'absurde ? Demandons-nous qui est assez fou pour, aujourd'hui, placer des fonds dans le secteur du transport aérien ou dans l'industrie du tourisme, secteurs qui, à moyen terme, viendront s'ajouter à la liste des espèces en voie de disparition !

dimanche 20 avril 2008

SOS civilisation


Notre époque vit des changements considérables. Notre civilisation est à un tournant historique car elle est menacée de mort. Le réchauffement climatique, l'épuisement des ressources, la croissance des inégalités sociales, la déliquescence des valeurs morales ... Dernier épisode, avec l'explosion du prix du pétrole, les émeutes de la faim. Faut-il encore ajouter le pillage des océans, la raréfaction de l'eau potable, la pollution électro-magnétique, la prolifération des OGM, ... ? Tous ces évènements, qui constituent une réalité objective, nous montrent clairement que notre civilisation est un échec. Un ECHEC ! Si rien ne change, tous nos efforts de ces derniers siècles de développement exponentiel, tout notre travail, tous nos sacrifices consentis à la poursuite de nos objectifs matérialistes - consommation effrénée, le toujours plus, toujours plus beau, toujours plus inutile, fuite dans les paradis virtuels, étourdissement du discernement dans la vacuité des médias, dans les plaisirs futiles - se résoudra en séries ininterrompues de catastrophes planétaires qui dresseront les peuples les uns contre les autres, nous ferons retourner au Moyen Age. En 2007, les dépenses liées à la sécurité (armements, systèmes de surveillance, etc) ont été plus importantes que les investissements dans les énergies renouvelables: quand les troubles sont en vue, on reconstruit les châteaux-forts ... !

L'évolution à laquelle nous assistons "en direct" fait partie de l'histoire. Il n'y a pas lieu de s'en plaindre. Il ne sied pas non plus d'être aigri contre l'espèce humaine. De même que l'on ne tient pas rigueur à un enfant de faire des caprices, on ne reproche pas aux humains, dans la très grande majorité (dont nos dirigeants) encore à un stade infantile, de se comporter de manière aussi irresponsable. La prise de conscience de l'échec de notre civilisation contient en germe la possibilité pour l'humanité de se recentrer sur les vraies valeurs, celles qui sont en accord avec les lois de la Nature, avec le sens de la vie, celles que l'on peut pratiquer des millénaires durant sans mettre en péril l'habitablité de notre planète ni nuire à l'évolution des consciences individuelles. Tant que tout semble bien se dérouler sur le plan matériel, les scientifiques à l'esprit étroit, les économistes, les jongleurs de la finance, les philosophes au marteau, tous ces brillants esprits triomphent et se moquent de ceux qui essaient de nous rendre attentif au long terme, à la véritable nature de la vie. Malheureusement, la réalité montre et démontre la vacuité de l'approche quantitative, scientiste, matérialiste. L'histoire récente nous prouve que la science, le progrès ne résolvent pas les problèmes. Les années passent et les difficultés s'accroissent, d'une manière - cela est en train de se faire jour - exponentielle. Quand l'on pense que certains chef d'état planifient déjà la conquête de la planète Mars à l'horizon des années 2030 ... quand l'optimisme technocratique se conjugue à la bêtise la plus aveugle ...

La science, l'économie, la finance, la consommation, la croissance, ne sont pas mauvaises en soi. Nous avons simplement jugé superflu de les accompagner de la conscience, la Conscience, ce qui distingue l'homme de l'animal ! Accueillons donc avec gratitude les contrariétés que nous envoie Dame Nature car elles constituent - on peut certes s''en désoler - le seul moyen pour l'Homme de devenir adulte, de forger une nouvelle civilisation. Une civilisation dans laquelle croissance et qualité de vie, liberté et respect des contraintes, profit et conscience, science et spiritualité, ne seront plus opposés. Une civilisation dans laquelle le visible autant que l'invisible seront étudiés, de manière scientifique, rationnelle, mais avec une rationalité élargie, non plus confinée, étroite, fragmentée. Une civilisation où l'on étudiera enfin sérieusement l'esprit humain, son fonctionnement, les conditions, les valeurs, les enseignements qui aident les individus à progresser, à se qualifier, à devenir meilleurs, plus autonomes, plus responsables, plus libres et, ma foi, plus difficiles à manipuler par les marchands d'illusions obnubilés par leurs objectifs de vente. Une civilisation en quête d'un monde habitable, ou l'évolution ne se cantonne plus au seul plan matériel et pour le seul bénéfice du quart de la population mondiale. Nous sommes prisonniers de ce système que nous avons développé et qui nous conduit à notre perte. Cette machine devenue incontrôlable est trop puissante, trop complexe, trop imbriquée pour être ralentie. Seul son grippage peut nous sauver, pour autant que nous sachions négocier le changement de paradigme radical qui nous est demandé. Avez-vous conscience que nous sommes aux premières loges pour assister à la plus grande épopée de l'humanité ?

dimanche 16 mars 2008

mardi 12 février 2008

Religion, science initiatique: deux approches ...


"Pourquoi l’Église entretient-elle les chrétiens dans les
illusions avec des promesses qui ne se réaliseront jamais ?
Physiquement et spirituellement, ils sont malades, faibles,
pauvres… Peu importe, elle les console en leur disant : « Ne
vous inquiétez pas, ce n’est qu’un mauvais moment à passer, la
terre est une vallée de larmes, mais quand vous la quitterez,
vous serez reçus dans les tabernacles du Seigneur. » Eh bien
non, cela ne se passera pas ainsi, car ils n’ont rien fait pour
mériter si facilement et si vite une telle grâce.
Pourquoi tromper les gens ? Il faut leur dire : « Espèce de
paresseux, débrouille-toi un peu ! Si tu es dans de mauvaises
conditions, c’est que tu l’as mérité. Mais quelles que soient
ces conditions, tous les jours tu peux non seulement faire un
travail sur toi-même mais aussi aider les autres ». Au lieu de
cela on les rassure : « Ici, c’est comme ça, mais de l’autre
côté tu seras dans la splendeur et l’abondance. » Et la réalité,
c’est que s’ils n’ont pas fait un véritable travail spirituel, de
l’autre côté ce sera pareil, et même pire."

Omraam Mikhaël Aïvanhov

(Ci-dessus, Wojtek Czyz en plein effort.)

vendredi 21 décembre 2007

Des bienfaits de l'échec


Ce qui se passe aujourd'hui au niveau civilisationnel, les problèmes de réchauffement climatique, l'épuisement des ressources fossiles avec perspective de pénurie, la vacuité culturelle et spirituelle de la société, la prééminence d'une consommation de plus en plus effrénée, la perte des valeurs, constituent une très belle opportunité, à saisir sur le plan individuel comme sur le plan collectif.

En effet, cette accumulation de scories finit par provoquer la nausée, le dégoût. Vient le moment où le sens, la finalité de cette société devenue esclave de la l'idéologie de la croissance quantitative** est remise en question. Lorsqu'il apparaît qu'un processus conduit à l'échec, au crash assuré, le bien fondé de ce processus se fissure et finit par s'effondrer. Enlevez la finalité matérialiste de notre mode de vie, laquelle, une fois encore, mène à l'échec de notre civilisation, et vous permettez l'émergence d'une révolution intérieure qui modifie profondément votre système de valeurs et vos comportements.

Le résultat - je suis en train de le vivre - débouche sur une vie plus riche, plus sensée, plus authentique. Nous revenons au sens de la vie, sens qui ne se trouve pas dans la dispersion, dans l'oubli de soi que provoque la consommation échevelée, le stress professionnel, l'usage sans limite de tous les plaisirs étourdissants et superficiels apportés par les faux progrès. Nietsche prônait la philosophie au marteau. Tragiquement, il se trompait quant aux idoles à détruire. Les idoles modernes s'appellent consommation, scientisme, mercantilisme, matérialisme. Tant que l'humanité sera en majorité composée de garnements en bas âge, elle ne pourra malheureusement évoluer que dans la douleur causée par les catastrophe qu'elle programme ! L'époque arrive où de plus en plus de voix s'élèveront pour réclamer que tout cela change. Se prépare un tsunami de revendications ...

**A titre d'illustration, voici le nom de l'înitiative populaire suisse du Parti Radical (droite) rejetée sans contre-projet par le Conseil des Etats le 20 décembre 2007: "Droit de recours des organisations: assez d'obstructionnisme - plus de croissance pour la Suisse". Une initiative du siècle passé promue par des politiciens du siècle passé !

dimanche 18 novembre 2007

dimanche 23 septembre 2007

Livres audios, un outil extrêmement efficace


Les livres audios sont des livres lus à haute voix par un lecteur, souvent un comédien, parfois l'auteur lui-même. Le catalogue des enregistrements disponibles s'étoffe constamment. Littérature classique ou contemporaine, histoire, biographies, oeuvres philosophiques, spiritualité ou religion, développement personnel, conférences, etc, les genres disponibles sont variés. Les enregistrements sont proposés soit sous forme de cd's, audios ou mp3, soit en téléchargement sur Internet. La distribution par Internet offre l'avantage d'être meilleure marché (pas de frais de port, pas de support physique) et entraîne moins de manipulation: après téléchargement, suivant la solution choisie, le fichier est directement transférable sur le lecteur mp3 (IPod ou autre) par simple glisser-déplacer.

Les livres audios offrent l'avantage de pouvoir être écoutés durant les activités qui ne nécessitent pas une grande attention. Il devient ainsi possible de mettre à profit le temps dévolu aux corvées diverses, portions de vie autrement "improductives". N'ayant pas beaucoup de temps pour lire en raison des heures que je consacre à l'apprentissage du piano, j'écoute des livres audios en faisant ma toilette le matin, durant mes déplacements à pied ou debout dans les transports publics lorsque la lecture d'un livre papier devient malaisée, en lavant la vaisselle ou en préparant mes repas. A raison d'une à deux heures par jour, la quantité d'information acquise par ce moyen devient vite impressionnante. Il faut noter que l'écoute d'un livre audio n'empêche nullement de réfléchir ni ne bride l'imagination. Au besoin, il est toujours possible de d'appuyer sur pause pour laisser l'esprit vagabonder ... Toutes les activités ne se prêtent pas à l'écoute simultanée de livres audios du fait que ceux-ci requièrent un minimum de concentration. Un ouvrage philosophique demande plus d'attention qu'un roman. Les livres audios sont également moins adapté à la prise de notes ou à l'élaboration de résumés en cours de lecture. Pour écouter ses livres audios dans la rue dans les meilleures conditions, il est recommandé de recourir à des écouteurs qui isolent des bruits ambiants (bruits du trafic automobile).

Les livres audios ont une caractéristique qui n'apparaît pas au premier abord. Sauf exception, il n'est pas aisé de relire un livre. Par contre, écouter un livre audio deux fois, voire trois fois ou plus ne demande pratiquement pas d'effort. Ceci offre un énorme bénéfice pour des lectures à contenu dense comme les oeuvres philosophiques spirituelles. Il est des textes - je pense par exemple au Manuel d'Epictète ou aux conférences de Maître Aïvanhov - qui peuvent être écoutés dix fois, vingt fois ou plus tout en continuant à apporter de nouveaux enseignements marquants. Ainsi, le recours aux livres audios permet d'intégrer des concepts en profondeur, de les faire siens, ce qui se manifeste de manière très concrète par des changements dans ses comportements, dans sa compréhension du monde et par un élargissement de son champ de conscience.

Par conséquent, nous pouvons dire que le livre audio est un outil d'une grande valeur pour le philosophe ou pour l'homme actif. Il est également possible d'affirmer que si plus de personnes percevaient l'utilité des livres audios, ou de la lecture de manière plus générale, les transports publics seraient plus souvent préférés aux moyens de déplacement individuels, avec pour corollaire une meilleure qualité de l'air de nos villes ...

Audible France
Livraphone
Audible USA

jeudi 6 septembre 2007

Discours d'anniversaire pour une maman


Rédiger un discours d'anniversaire pour les soixante-dix ans d'une maman peut-être un exercice délicat. Essentiellement dans le but de rendre service en fournissant un exemple dont on peut s'inspirer, je publie ici le petit laïus que j'ai prononcé pour l'anniversaire de ma maman. A la fin se trouve une petite réflexion philosophique ...

Chère Maman,

J'aimerais tout d'abord te remercier pour cette journée, pour cette fête, car avoir l'occasion de revoir ses oncles et ses tantes est un plaisir aussi rare qu'intense et les anniversaires vécus de cette manière marquent les mémoires de tous ceux qui sont présents.

Les anniversaires sont ces moments où il vaut la peine de s'arrêter pour regarder le chemin parcouru, et pour rendre hommage à tous les efforts qui ont jalonnés notre vie. On s'habitue à son passé comme on s'habitue à toute chose, et celui qui parle est conscient que, souvent, on oublie de dire merci, particulièrement aux êtres qui nous sont chers.

Parler de tous les évènements marquants est impossible: on ne résume pas une vie en 5 minutes.

Mais je repense tout particulièrement à ces moments au mileu des années 70 où, après s'être endetté pour acheter un appartement à ..., et avec deux enfants adolescents, il fallait accroître les revenus du ménage. Maman avait choisi de reprendre, 3 jours par semaine, son métier de sommelière. Je repense avec tendresse, et aussi avec compassion, à ces longs samedis passés, depuis tôt le matin, à servir cafés et croissants dans le tea-room enfumé du ..., à ... Le stress des tables prises d'assaut, l'air irrespirable avec toutes ces femmes accrochées à leur cigarette, la hantise de se tromper en rendant la monnaie, la corvée du nettoyage après la fermeture, après avoir dû compter la recette du jour au centime près ... Tu rentrais éreintée. Et comme tu tenais à ce que ton intérieur soit parfaitement propre et ordonné, tu devais souvent encore supporter la négligence et la désinvolture de tes deux ados pour qui un évier resplendissant était le cadet des soucis !

Ce souci de propreté a été la cause de nombreux conflits avec tes enfants. Mais je te suis infiniment reconnaissant de nous avoir inculqué ce sens de l'ordre. Car, si vous me permettez une toute petite réflexion philosophique, l'ordre est de nature divine. La nature, l'univers entier, sont parfaitement ordonnés. Tout est à sa place, tout fonctionne au mieux. Il ne prend pas au soleil, un matin, la fantaisie de se dire: "aujourd'hui, je fais grève !". Il n'y a que là où passe l'être humain que le désordre s'installe. On le voit maintenant avec le dérèglement du climat. Apprendre à aimer l'ordre est donc absolument capital, et le sera encore plus à l'avenir, et les premiers rudiments de cet apprentissage consistent, aussi, à faire briller un évier !

La roue de la vie tourne. Maintenant, pour toi Maman, c'est l'heure du repos, repos qui n'est bien sûr pas synonyme d'inactivité. Il est temps de profiter du confort, de la situation privilégiée des retraités qui n'ont pas de soucis matériels. Il est juste d'avoir du plaisir et d'accepter ce que la vie nous apporte de bon, car tout ce qui arrive est mérité et à été durement gagné en des temps plus difficiles. Il faut laisser les problèmes à ceux qui en ont et ne pas vouloir s'en préoccuper comme si c'était nous qu'ils touchaient. Il faut cultiver sa sérénité comme on cultive un jardin, afin de laisser en nous les fleurs croître, éclore et se magnifier.

Maman, je te souhaite un bon anniversaire et je souhaite que tu profites des belles journées de l'automne, des journées brumeuses - mais si confortables - de l'hiver et des merveilleux moments d'espoir du printemps. Quel que soit le temps qu'il fait, c'est dans son coeur que brille le soleil ! Bon anniversaire, Chère Maman, et merci, merci pour cette journée, merci pour les efforts du passé, merci pour l'éducation que tu nous as donnée !



plusconscient.net - parce que l'information est la première étape du changement, vient de s'ouvrir au public. Le site propose un catalogue d'enregistrements soigneusement sélectionnés sur des thèmes en rapport avec les grandes problématiques de notre temps: réchauffement climatique, développement durable, mondialisation, surpopulation, etc. Est disponible également une série d'excellents enregistrements sur des sujets liés à la spiritualité. Les enregistrements sont tous accompagnés d'une courte description et sont disponibles en libre accès pour une écoute immédiate ou peuvent être téléchargés moyennant une inscription préalable. Les services de la plateforme sont gratuits; l'objectif est le partage d'une information de qualité de nature à développer notre conscience.

lundi 27 août 2007

Aux obèses ...


Notre technologie nous permet de gagner du temps et nous épargne des efforts pénibles, fastidieux ou peu gratifiants. Pour cela, elle utilise (beaucoup) d'énergie. Prenons l'exemple des repas surgelés "prêts à consommer". Ils permettent de manger relativement correctement avec un minimum d'effort et de temps de préparation. En ce qui me concerne, c'est le seul moyen pour moi de manger des légumes ! On peut se désoler que les individus - la majorité d'entre eux - utilisent si mal les énergies non-renouvelables, car une fois que celles-ci seront en voie d'épuisement et que leur prix sera considérablement monté, il ne sera plus possible de se nourrir sans devoir consacrer un temps considérable pour cultiver, récolter et préparer ses aliments, temps dont nous ne disposerons plus pour des tâches plus "nobles" comme philosopher, faire de la musique ou se cultiver. Nous serons retombés dans la servitude et nous aurons une pensée de gratitude à l'égard des gaspilleurs ignorants et insatiables d'aujourd'hui !

jeudi 9 août 2007

Savoir (se) dire non


Mon amie, "La Lionne" - une très bonne amie, de très haute sagesse, m'a enseigné l'importance d'alléger sa vie, de la désencombrer de tout ce qui lui est inutile. Tant de choses nous alourdissent à mesure que l'on avance dans la vie. Prise de poids - bien sûr - mais aussi tous ces objets qui nous ont paru indispensables lors de leur acquisition, les habitudes néfastes, les idées préconçues, les aversions, etc. Depuis quelques mois, je me forme à la discipline du renoncement, et chaque victoire remportée me renforce. Il s'agit de se demander, au moment de céder à une envie d'achat, si celui-ci nous apporte une réelle valeur ajoutée (gain de temps, économie d'énergie, nouvelles connaissances ou gain pour notre environnement au sens élargi) ou s'il ne sert qu'à répondre à une tentation sans venir réellement enrichir notre vie. Car aujourd'hui plus qu'hier, un acte d'achat n'est pas anodin. Acheter signifie être la cause d'une dépense d'énergie coûteuse pour la biosphère et/ou être partie prenante à quelque acte d'exploitation ignominieux dans une région défavorisée du monde (je pense au Cauchemar de Darwin et à l'interview de son réalisateur disponible sur le DVD du film). Nous sommes responsables du fonctionnement calamiteux de notre société et nous pouvons décider d'en prendre conscience et de graduellement adapter nos comportements en conséquence. La route est longue, mais chaque non prononcé à soi-même représente un petit pas. Et surtout, que l'on ne vienne pas bêler que "consommer crée des emplois" ! Que ne ferait-on pas au nom de ce 1er commandement de nos sociétés modernes !

Mécanisme production / consommation (langue anlaise) ...

samedi 4 août 2007

No Kids ?


Voici un court extrait de "No Kid", pamphlet politiquement très incorrect de Corinne Maier, 2007, Editions Michalon.

... Pourtant, la planète n'est pas surpeuplée; si toute la population de l'Inde et de la Chine réunie se déplaçait vers le continent nord-américain, il ne serait pas plus peuplé que la Belgique, la Hollande ou l'Angleterre. Le problème, c'est qu'elle est surpolluée. La population relativement faible des pays riches consomme les deux tiers de l'utilisation totale de l'énergie. En fait, il n'y a pas trop de monde sur la planète, il y a trop de riches.

Nous, les pique-assiettes planétaires, qui consommons toujours plus. Est-il vraiment raisonnable d'avoir des enfants, des enfants qui consomment encore et toujours plus au détriment des plus pauvres ? Personne n'a besoin de nos enfants, car nous et eux sommes les enfants gâtés d'une planète qui va droit dans le mur. En avoir est donc immoral quand on vit en Europe ou en Amérique: toujours plus de ressources rares gaspillées pour un mode de vie toujours plus vorace, toujours plus capricieux, toujours plus assoiffé de carburant, toujours plus destructeur de l'environnement.

Avoir un enfant dans un pays riche est un acte non citoyen. Ce sont ceux qui décident de ne pas en avoir que l'Etat devrait aider. Moins de chômage, moins d'encombrements, moins de guerres, ..., moins de gaz à effet de serre, ...

dimanche 22 juillet 2007

L'Homme, plus intelligent qu'une levure ?



La transformation du jus de raisin en vin s'opère par l'action des levures qui produisent de l'alcool à partir du sucre. Au début du processus de fermentation, les micro-organismes se multiplient de manière exponentielle. Ils dévorent la totalité du sucre disponible dans leur milieu, pour finalement mourir empoisonnés par les déchets produits - l'alcool - et par manque de nutriments. Les humains seront-ils suffisamment intelligents pour se comporter autrement que les gloutons petits microbes ? Le temps nous est compté pour prendre les bonnes décisions !

La photo au début du message illustre la contribution de la société Texaco à la préservation de la forêt amazoniene.

J'ai rassemblé sur YOUTUBE une collection de vidéos ordonnées dans un ordre approprié sur ce qui apparaît comme le problème le plus important auquel l'humanité a été confrontée jusqu'alors. Toutes ces séquences sont en langue anglaise !

samedi 2 juin 2007

Action juste


Les Stoïciens considéraient l'univers comme un extraordinaire ensemble sur lequel régnait l'Ordre, un cosmos, par opposition au chaos. J'avance l'idée que, en fonction de son niveau de conscience, il reste possible de percevoir notre monde comme un cosmos. Même les crises, les tragédies, les contrariétés de tous ordres, ont leur place et leur utilité pour qui sait prendre le recul nécessaire. Le chaos de notre époque n'est qu'apparent. Le devoir de chacun est de se conformer au cosmos, de jouer le rôle qui lui a été assigné en respectant les lois de la nature. Dans nos sociétés, en cas de transgression, la justice entre en action afin de rétablir l'ordre des choses, de ré-ajuster, de redonner la juste place. Tendre, dans chacun de ses comportements, dans chacune de ses pensées, dans chacun de ses gestes, à respecter l'ordre du cosmos, apporte une extraordinaire sérénité, une sorte de bien-être, de confort, rien moins que le bonheur ! Et, je suis incapable de le prouver, mais lorsque l'on oeuvre dans son quotidien à favoriser l'ordre du cosmos, la vie semble s'ingénier à nous récompenser, ce, sans que nous ayons demandé quoi que ce soit. Il existe très probablement des raisons à cela, lesquelles sont à puiser dans une supra-rationalité qui mêle raison et intuition. A chacun de trouver ses propres réponses.

jeudi 31 mai 2007

Présentation du blog


Ce blog s'adresse à toi qui cherche en permanen- ce à accroî- tre ta compréhen- sion de la vie, de ta vie. Cette quête n'a bien sûr pas de fin. Chaque étape franchie ne fait que nous laisser entrevoir le prochain sommet qui attend qu'on le conquiert. Lecteur, comme toi, je réfléchis. Je sais que je ne sais rien. C'est la première certitude de l'amoureux de la sagesse. Je suis convaincu que si nous sommes plusieurs à chercher, et que nous partageons nos réflexions, nous oeuvrons collectivement à une progression qui bénéficie à chacun d'entre nous, aussi bien à celui qui écrit qu'à celui qui déchiffre, qui interprète, qui s'approprie et enrichit l'information qu'il a reçue.

Pourquoi vouloir comprendre ? Si l'ignorance est la source principale de ce que l'on appelle le mal, améliorer sa compréhension permet de se mieux comporter, de penser de manière plus juste, de devenir plus tolérant, d'aimer plus intensément la vie, ses semblables, la création.

Enfin, je débute de blog sans prétention aucune. Nulle formation académique ne me confère autorité pour tenir un blog philosophique. Comme mon objectif n'est pas de faire de la philosophie intellectualiste, ne pas être un philosophe d'auditoire constitue même peut-être un avantage. Une théorie, si brillante soit-elle, n'a à mes yeux que peu d'intérêt si elle ne permet pas de s'améliorer en tant qu'être humain. Vous l'aurez compris: je ne me réclame pas du matérialisme. Je pense que la vie a un sens, je suis convaincu de la valeur du Bien, du Beau et du Juste et je plains sincèrement ceux qui se sont à ce point coupé de l'Unité qu'ils considèrent que ces termes dénotent des "idoles" à abattre à coups de marteau ! Mon objectif n'est pas de laisser une trace. Il n'est pas non plus de "bien écrire", même si j'essaie de faire de mon mieux. Mon unique motivation est de partager avec toi, Lecteur, en toute humilité, ces lumières qui jaillissent de mes lectures ou de mes réflexions. De même que je suis reconnaissant à quiconque me communique ses idées, ses convictions, ses trouvailles, de même je formule l'espoir de te permettre à toi, Lecteur, de faire un pas, fut-il insignifiant, sur le chemin de ton perfectionnement. Souvent, de plus en plus, mon esprit, mon coeur déborde. Ce blog est une tentative pour éponger ce déferlement !